Économie à Valeurs Ajoutées Humaines

 Une nouvelle approche de l'économie qui a pour but de:

  • Permettre à l'économie de se développer sans recours à l'économie virtuelle.
  • Résoudre la croix de l'économie, c'est-à-dire sortir la monnaie, le capital, l'immobilier et le travail de la sphère des marchandises.
  • Développer les outils permettant que seules les valeurs ajoutées par les facultés humaines interviennent dans la sphère de l'économie.

Comme pour la démocratie, ils nous faut disposer de nouveaux outils pour entrer dans un Économie à Valeurs Humaines, une économie qui parvient à se passer de la finance spéculative par la création d'un nouveau type de monnaie, laquelle permettra une transformation des notions de capital, de valeurs immobilières et de travail.

L'économie devient malade dès l'instant où l'un de ces quatre facteurs - monnaie, capital, immobilier, travail - est considéré comme une marchandise. Il s'agit donc de trouver des formes qui permettent de les sortir de ce domaine. Alors l'économie cessera d'être spéculative. Elle s'affranchira de tout ce qui est devenu virtuel en elle.

Une économie entièrement basée sur le réel est possible. Il s'agit d'un économie qui ne prend en compte que ce qui provient d'une activité issue des capacités humaines, c'est-à-dire une valeur ajoutée qui procède de l'être humain et non d'un mécanisme spéculatif.

La Croix de l'économie

La crise économique et sociale, qui a éclaté en 2008, nous montre les effets du capitalisme du désastre, cette forme de capitalisme qui se nourrit de la spéculation. Pour l'endiguer et placer l'économie sur d'autres bases, il ne suffira plus de quelques idées simples, qu'elles soient de droite ou de gauche. Comme le dit Serge Halimi, "l'autre gauche" ne devrait pas se contenter de "dépoussiérer ses projets les plus modestes, utiles, mais tellement timides, sur la taxe Tobin, une augmentation du salaire minimum, un nouveau Bretton Wood, des fermes éoliennes"(1). Il s'agit d'aller beaucoup plus loin, d'atteindre ce dont on n'ose plus s'approcher, de peur de passer pour un rêveur, un utopiste, voire un illuminé. Il s'agit de repenser les fondements du système économique. Nous ne pouvons plus reculer. La crise n'est-elle pas en train de nous dire que, en tant que citoyen, nous devons oser nous approprier la marche de l'économie ?

Il est d'ailleurs intéressant de voir que la crise des subprime est passée par quatre phases qui correspondent aux quatre domaines de la croix de l'économie. Elle est partie de l'immobilier et s'est propagée, provoquant la crise de la capitalisation des banques, puis celle de la rareté de la monnaie et, enfin, celle des fermetures d'entreprises, s'accompagnant d'un chômage considérable. Ce sont donc les quatre domaines de la croix de l'économie qui ont été successivement touchés.

Parvenir à les replacer, comme ils devraient l'être dans la vie sociale est la base d'une transformation en profondeur. Pour que celle-ci puisse prendre corps, dans la vie de tous les jours, il faudra faire un pas de plus , en s'appropriant des outils, c'est-à-dire des mesures concrètes permettant une relation nouvelle de l'être humain à ces quatre domaines.

Croix de l'economie

L'image de la croix de l'économie permet de voir, sous forme de synthèse, les causes de la maladie de l'économie. Elle a été présentée, pour la première fois, dans le livre de Michel Laloux, La Démocratie Évolutive. Pour chacun des quatre domaines, il a proposé des formes de remèdes. Le schéma ci-dessus représente le cercle de l'économie, à l'intérieur duquel se font les échanges de biens et de services. Les quatre éléments qui sont à l'extérieur ne doivent pas pénétrer dans ce cercle. Autrement dit, si le capital, le foncier, la monnaie ou le travail deviennent marchandise, l'économie se désorganise. Lorsque l'on considère l'économie actuelle, il est clair que ces quatre facteurs ont pénétré dans ce cercle et depuis longtemps, ce qui explique le chaos auquel nous subissons.

En explorant la croix de l'économie, nous découvrons les conditions d'une Économie à Valeurs Humaines, c'est-à-dire une économie conçue et organisée pour l'être humain. Car il est une chose qui est indispensable d'affirmer et de fonder: l'asservissement de l'humain aux mécanismes du capitalisme sauvage n'est nullement une fatalité. Il cessera de l'être à partir du moment où nous développerons une citoyenneté active, capable d'intervenir dans la sphère de l'économie et de la dompter.

(1) Serge Halimi, Le Monde diplomatique - novembre 2008.

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